je suis tout en bas, pieds au sol et je regarde vers le haut quand soudain le tgv me fait décoller et c'est parti pour du bonheur en briquette avec elle et eux-s'oublier pour se sentir vivant, n'être plus qu'un corps mouvant parmi les autres, possedée par la musique, dépossedée de toute forme d'individualité, bouger dans la masse jusqu'à s'oublier...-puis retomber brutalement dans la réalité, voir cette icône bourrue de rudesse allongée là soudain si vulnérable-cacher son angoisse derrière des mots légers, des éclats de rire, tous unis c'est nous les plus forts-c'est au coeur de cet endroit que le monde me parait dérisoire, même pas peur-en sortant je n'ai qu'une envie c'est savourer les moments cons, définitivement routiniers, quotidiens, incroyablement ordinaires et donc incroyablement vivants-manger du poisson pané en buvant du coca zéro devant les experts en pianotant des textos me parait l'extase même-puis m'endormir et faire des cauchemards comme la nuit précédente et comme la nuit suivante-les voir, leur parler, les entendre, les toucher, les savoir là, ces étoiles qui me poussent et m'empêchent de sombrer dans ma médiocrité toute proche, à quelques pas, à quelques choix d'ici-elle est belle mais pas pour moi, un trésor en plus dans ma boîte...une étoile en plus dans mon ciel...coeur et raison s'opposent, mais la raison connait l'histoire du coeur bien que celui si soit soit complètement amnésique, soit complètement con-poser les pieds un peu au hasard, savoir plus ou moins ce que je veux mais ne pas savoir comment l'obtenir-je ne suis pas tout à fait vivante mais pourtant je me suis rarement autant accrochée à la vie avec une telle conscience-une question me hante, comment a-t-on eu l'idée de mettre de la levure dans le pain?-ma vie est un bordel organisé depuis peu de temps-me manque certains éléments qui ne me manquent pas tant que ça-ma vie en forme de montagnes russes